Il comò dai cassetti colorati/La commode aux tiroirs de couleurs

(In italiano dopo la foto). Une chanteuse peut-elle écrire un bon livre? Dans le cas d’Olivia Ruiz, le pari est gagné: son roman La commode aux tiroirs de couleurs est vraiment une lecture intéressante (JC Lattès, 2020). Oui, car la chanteuse française d’origine espagnole a décidé de raconter l’histoire exemplaire de ses trois grand-parents ayant fui la dictature de Franco, en dévoilant des secrets de famille mais surtout en montrant la difficulté de révéler la mémoire et de transmettre les souvenirs d’un passé très dur. Un passé fait de violence, d’émigration, de séparations et de détachements douloureux, d’oublis inconscients ou choisis pour payer le prix de l’intégration. L’occasion d’ouvrir la boîte de Pandore. C’est une commode héritée par l’écrivaine, à la mort de l’Abuela (Rita-Joséphine), la grand-mère qui était le pilier de la famille et qui l’a élevée. Jeune maman d’une fille à laquelle elle veut transmettre l’histoire de sa famille, elle ouvre les tiroirs de la commode jusque là bien fermés par Abuela. Elle y decouvre des objets qui révèlent l’histoire de la grand mère, reconstituée progressivement à partir d’un acte de naissance, de lettres, d’un foulard bleu symbole de liberté, d’un sac de graines qui servaient traditionnellement à planter un arbre à la naissance d’un nouveau membre de la famille. Rita deviendra Joséphine car changer son nom et  parler une autre langue sont  le moyen de cacher ses origines. L’histoire commence lorsqu’encore petite fille, Rita entreprend avec sa sœur aînée Leonor, et sa cadette Carmen, l’exode vers la France. Elles traversent péniblement les Pyrénées par un chemin emprunté par de nombreux compatriotes en fuite. Ce voyage les sépare de leurs parents bien-aimés qui en les envoyant à l’étranger, ont choisi de les sauver car ils se savent condamnés par le régime pour leur engagement dans la lutte antifranquiste. Les réfugiés qui s’installent à Narbonne et ses environs sont confrontés au racisme et à la discrimination. Néanmoins la communauté qui accueille les jeunes filles dans la maison de Madrina, les protège. Mais au fil des ans Joséphine se sent étouffer et cherche désespérément à s’intégrer en France. Elle suit son propre chemin en se faisant passer pour française jusqu’au moment où elle ressent le besoin de connaître la vérité et de venger son amour, Rafael, torturé et tué par les franquistes alors qu’il rentrait secrètement en Espagne pour soutenir les républicains. De cet amour nait une fille, adoptée à la naissance par André, le voisin de Joséphine qui propose d’épouser la jeune mère célibataire. Une relation difficile que Joséphine entretient entre la recherche des origines, son desir de liberté et d’amour et la necessité de garder le secret de son histoire. Une femme forte Abuela qui, entre omissions, douleurs et souvenirs à préserver, parvient néanmoins à transmettre sa culture à sa nièce à travers les valeurs de l’accueil, de la famille et de la solidarité feminine. Valeurs dont la petite fille s’empregne en grandissant au café de Marseillette géré par Abuela avec succès. Cette partie de la vie d’Olivia Ruiz constitue les souvenirs d’enfance evoqués dans ses chansons, notamment dans l’album La femme chocolat.

La commode aux tiroirs de couleurs est un roman écrit d’une plume fluide et captivante, une histoire à la fois personnelle et historique qui nous parle d’émigration, d’intégration, de sororité. Une histoire qui peut plaire à de nombreux lecteurs et qui nous l’espérons sera traduite bientôt en italien, en espagnol et dans d’autres langues.

P.

Può una cantante scrivere un buon libro? Nel caso di Olivia Ruiz la scommessa è vinta: il suo romanzo La commode aux tiroirs de couleurs è davvero una lettura interessante (JC Lattès, 2020). Sì, perché la cantante francese di origine spagnola ha deciso di raccontare la storia romanzata ed esemplare dei suoi tre nonni fuggiti dalla dittatura di Franco, svelando segreti di famiglia ma soprattutto mostrando la difficoltà per molti di ricordare, accettare, rievocare un passato durissimo. Un passato fatto di violenze, emigrazione, separazioni e distacchi dolorosi, oblii voluti o dovuti come prezzo per l’integrazione. L’espediente per aprire il vaso di Pandora è un comò ereditato dalla protagonista alla morte di Abuela (Rita-Joséphine), la nonna che è stata la colonna della famiglia e che ha allevato la protagonista, orfana alla nascita. Nel comò, la narratrice apre i cassetti sempre tenuti ben chiusi dalla nonna e trova oggetti che rivelano via via la sua storia, ricostruita così dal ritrovamento di un atto di nascita, di lettere, di un foulard blu simbolo della libertà, di un sacchetto di semi della terra d’origine che per tradizione servono a piantare un albero per ogni nascita di un membro della famiglia. Viene quindi narrata la storia di Rita che poi si farà chiamare Joséphine perché anche cambiare nome, oltre alla lingua, era il modo per nascondere le proprie origini. Rita-Josephine, ancora ragazzina, intraprende insieme alla sorella maggiore Leonor, e alla minore Carmen, l’esodo sui Pirenei insieme a tanti altri compatrioti in fuga. Un viaggio che li separa dai genitori amati che scelgono di mettere in salvo le bambine sapendosi condannati dal regime in quanto combattenti nella lotta antifranchista. I profughi che si stabiliscono a Narbonne e dintorni sono oggetto di razzismo e discriminazione nella maggior parte dei casi ma la comunità dove vengono accolte le ragazzine, in casa di Madrina, le protegge. Una protezione che negli anni rende insofferente Joséphine in cerca di integrazione a tutti i costi. Prende così la sua strada fingendosi francese fino al momento di voler sapere la verità e vendicare il suo amore Rafael, torturato e ucciso dai franchisti mentre rientrava clandestinamente in Spagna per supportare i Repubblicani. Un amore che le lascia una figlia, adottata alla nascita da André, il vicino di Joséphine che si offre di sposare la giovane madre nubile e già chiacchierata nella comunità. Una relazione difficile che Joséphine sostiene tra ricerca delle origini, della libertà e della necessità di tenere il segreto per la figlia. Una donna forte Abuela che, tra omissioni, dolori e ricordi da trasmettere, riesce a passare la sua cultura alla nipote attraverso valori quali la socialità, la famiglia allargata, la solidarietà tra donne, valori praticati anche nel caffé che gestisce a Marseillette. Questa parte della vita di Olivia Ruiz costituisce il bagaglio di ricordi d’infanzia cantati nei suoi brani nell’album La femme chocolat. Attraverso una scrittura fluida e accattivante, La commode aux tiroirs de couleurs racconta la memoria personale e storica e ci parla di emigrazione, integrazione, di sorellanza. Una storia che può piacere per questo a molte donneconlozaino e che speriamo sia tradotta al più presto in italiano, spagnolo ed altre lingue!

P.


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