Cronache tunisine 3

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(en français après les photos) Dalla costa di La Marsa a Mahdia: viaggio tra storia e Mediterraneo

In una luminosa mattina di sole lasciamo La Marsa diretti verso Tunisi, con una tappa imperdibile: il celebre Museo del Bardo, custode di alcuni dei mosaici romani più straordinari al mondo. È il preludio perfetto a un viaggio che si rivelerà un continuo dialogo tra passato e presente.

Mahdia, tra storia millenaria e mare cristallino

Il giorno seguente partiamo verso sud, in direzione Mahdia, una perla affacciata sul Mediterraneo non lontano da Monastir. A consigliarcela sono Marina e Dario, ormai “tunisini d’adozione”: promettono spiagge incantevoli e una storia affascinante. Non si sbagliavano.

Fondata nel 921 d.C. dalla dinastia fatimide, Mahdia fu la prima capitale del loro califfato nordafricano. La sua posizione, su uno sperone roccioso protetto dal mare su tre lati, la rese un centro strategico di commercio, cultura e potere. Ancora oggi si percepisce questa grandezza passeggiando tra le vestigia del passato: dalle imponenti mura alle antiche porte come la suggestiva Skifa el Kahla.

Nel corso dei secoli, diverse civiltà – tra cui Normanni e Hafsidi – hanno lasciato la loro impronta, trasformando Mahdia in un vero crocevia di culture mediterranee. Più tardi, tra XIX e XX secolo, la città si è affermata come importante porto peschereccio e centro tessile, noto per la produzione di pregiati tessuti in seta e cotone.

Entriamo nella Medina, risalente all’epoca ottomana, e subito veniamo catturati dalla sua atmosfera: vicoli stretti, case bianche, scorci autentici. Raggiungiamo il nostro ryad e poi ripartiamo alla scoperta della città. Caffè storici, piccoli mercati, botteghe locali: tutto appare genuino, lontano dal turismo di massa. Forse è anche merito della cosiddetta “bassa stagione”, che regala un ritmo più lento e intimo.

Ma è il mare a conquistarci definitivamente. Il clima mite invita a una pausa sulla lunga spiaggia di sabbia chiara. L’acqua è trasparente, calma, incredibilmente accogliente. Dopo le onde dell’Atlantico marocchino, immergersi nel Mediterraneo qui ha un sapore familiare, quasi nostalgico. Questo litorale, a pochi passi dal centro, ricorda certe spiagge della Sardegna o della Grecia: selvagge ma accessibili, semplici ma spettacolari.

Il porto di Mahdia, tra i più antichi della Tunisia, è ancora oggi il cuore pulsante della città. Le tradizionali barche da pesca, le feluche, ondeggiano lentamente lungo le banchine, mentre ristoranti e locali offrono pesce fresco in un’atmosfera vivace e autentica. Poco distante si erge il maestoso Borj el Kebir, una fortezza del XVI secolo che domina la costa. Dalle sue mura si gode una vista spettacolare sulla città e sul mare: un luogo perfetto per comprendere l’importanza strategica di Mahdia nel corso dei secoli. Lasciamo Mahdia con la convinzione di volerci tornare. Storia, cultura, mare e autenticità, ci è apparsa come una destinazione ideale per chi vuole esplorare la Tunisia più vera, lontano dai circuiti più battuti e ricca di bellezza e significato.

Sousse, la Perla del Sahel

Proseguendo lungo la costa si arriva a Sousse. Qui il fascino del Mediterraneo incontra una storia millenaria. Fondata dai Fenici e poi sviluppata dai Romani con il nome di Hadrumetum, Sousse è stata per secoli un importante centro commerciale. Ancora oggi questa eredità è visibile nei reperti archeologici e nei mosaici conservati nel Museo Archeologico di Sousse. Come tutte le città magrebine, il centro pulsante è la sua Medina, patrimonio UNESCO, un intrico di vicoli, souk e architetture islamiche. Qui si trovano monumenti iconici come il Ribat di Sousse e la Grande Moschea, testimonianze del periodo aghlabide. Passeggiare tra i souk è un’esperienza sensoriale: spezie, tessuti, artigianato locale raccontano una tradizione ancora viva. Chiacchiero con il parrucchiere dove decido di fermarmi sulla vita di tutti i giorni in questa città, assaporo piatti tipici e giro per il souk per poi uscire dalle mura e dirigermi verso il mare per un té ‘les pieds dans l’eau’. Le spiagge di Sousse, come Boujaafar, hanno sabbia dorata e acque limpide. La sera sembra vibrare piuttosto nella città nuova mentre nella Medina, alla chiusura del souk, i gatti diventano i padroni delle strade.

L’indomani torniamo a La Marsa per godere di un paio di giorni ancora del Mediterraneo e della vita tranquilla della cittadina dedicandoci al giardinaggio e visitando ancora Cartagine prima di tornare a Casablanca.

De la côte de La Marsa à Mahdia : un voyage entre histoire et Méditerranée

Par une matinée ensoleillée, nous quittons La Marsa pour nous diriger vers Tunis, avec une étape incontournable : le célèbre musée du Bardo, qui abrite certaines des mosaïques romaines les plus extraordinaires au monde. C’est le prélude idéal à un voyage qui s’avérera être un dialogue permanent entre passé et présent.

Mahdia, entre histoire millénaire et mer cristalline

Le lendemain, nous partons vers le sud, en direction de Mahdia, une perle au bord de la Méditerranée, non loin de Monastir. Ce sont Marina et Dario, désormais « Tunisiens d’adoption », qui nous l’ont recommandée : ils nous promettent des plages enchanteresses et une histoire fascinante. Ils ne se sont pas trompés.

Fondée en 921 après J.-C. par la dynastie fatimide, Mahdia fut la première capitale de leur califat nord-africain. Sa position, sur un éperon rocheux protégé par la mer sur trois côtés, en fit un centre stratégique de commerce, de culture et de pouvoir. Aujourd’hui encore, on perçoit cette grandeur en se promenant parmi les vestiges du passé : des remparts imposants aux anciennes portes comme la suggestive Skifa el Kahla.

Au fil des siècles, différentes civilisations – dont les Normands et les Hafsides – ont laissé leur empreinte, transformant Mahdia en un véritable carrefour des cultures méditerranéennes. Plus tard, entre le XIXe et le XXe siècle, la ville s’est imposée comme un important port de pêche et un centre textile, réputé pour la production de tissus raffinés en soie et en coton.

Nous entrons dans la médina, datant de l’époque ottomane, et sommes immédiatement captivés par son atmosphère : ruelles étroites, maisons blanches, décors authentiques. Nous rejoignons notre riad, puis repartons à la découverte de la ville. Cafés historiques, petits marchés, boutiques locales : tout semble authentique, loin du tourisme de masse. C’est peut-être aussi grâce à la « basse saison », qui offre un rythme plus lent et plus intime.

Mais c’est la mer qui nous séduit définitivement. Le climat doux invite à faire une pause sur la longue plage de sable clair. L’eau est transparente, calme, incroyablement accueillante. Après les vagues de l’Atlantique marocain, plonger dans la Méditerranée ici a un goût familier, presque nostalgique. Ce littoral, à quelques pas du centre, rappelle certaines plages de Sardaigne ou de Grèce : sauvages mais accessibles, simples mais spectaculaires.

Le port de Mahdia, l’un des plus anciens de Tunisie, reste aujourd’hui encore le cœur battant de la ville. Les bateaux de pêche traditionnels, les felouques, se balancent lentement le long des quais, tandis que les restaurants et les bars proposent du poisson frais dans une ambiance animée et authentique. Non loin de là se dresse le majestueux Borj el Kebir, une forteresse du XVIe siècle qui domine la côte. Depuis ses remparts, on jouit d’une vue spectaculaire sur la ville et la mer : un endroit parfait pour comprendre l’importance stratégique de Mahdia au fil des siècles. Nous quittons Mahdia avec la conviction d’y revenir. Histoire, culture, mer et authenticité : cette ville nous est apparue comme une destination idéale pour ceux qui souhaitent explorer la Tunisie la plus authentique, loin des circuits touristiques les plus fréquentés, riche en beauté et en sens.

Sousse, la Perle du Sahel

En longeant la côte, on arrive à Sousse. Ici, le charme de la Méditerranée rencontre une histoire millénaire. Fondée par les Phéniciens puis développée par les Romains sous le nom d’Hadrumetum, Sousse a été pendant des siècles un important centre commercial. Aujourd’hui encore, cet héritage est visible dans les vestiges archéologiques et les mosaïques conservés au Musée archéologique de Sousse. Comme toutes les villes du Maghreb, son cœur battant est sa médina, classée au patrimoine de l’UNESCO, un dédale de ruelles, de souks et d’architecture islamique. On y trouve des monuments emblématiques tels que le Ribat de Sousse et la Grande Mosquée, témoins de la période aghlabide. Se promener dans les souks est une expérience sensorielle : épices, tissus, artisanat local racontent une tradition toujours vivante. Je discute avec le coiffeur chez qui j’ai décidé de m’arrêter de la vie quotidienne dans cette ville, je déguste des plats typiques et je flâne dans le souk avant de sortir des remparts et de me diriger vers la mer pour un thé « les pieds dans l’eau ». Les plages de Sousse, comme celle de Boujaafar, offrent du sable doré et des eaux limpides. Le soir, c’est plutôt la nouvelle ville qui semble vibrer, tandis que dans la médina, à la fermeture du souk, les chats deviennent les maîtres des rues.

Le lendemain, nous retournons à La Marsa pour profiter encore de quelques jours de la Méditerranée et de la vie tranquille de la petite ville, en nous adonnant au jardinage et en visitant à nouveau Carthage avant de rentrer à Casablanca.

Patrizia D'Antonio

Grazie all’incontro con Alberto Manzi, a cui ha dedicato la propria tesi di dottorato e di cui è stata collega, ha intrapreso la carriera di insegnante, occupandosi di sperimentazione didattica delle lingue in Italia e all’estero, prima di trasferirsi definitivamente a Parigi. Ha pubblicato, di recente, Donne con lo zaino. Vite in cammino (Elliot, 2023), basato sul blog omonimo.

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