Cinema e musica/Cinéma et musique

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(en français après la photo) Armato di tappetini e plaid, il piccolo gruppo formato da me, Patrizia, Guillaume e Bouthaina si è dato appuntamento all’Anfa park, di Casablanca per una serata sotto le stelle. L’istitut français de Casablanca ha organizzato una serie di proiezioni all’aperto: il ‘Cinéma sous les Étoiles” e Maria Soumet aveva annunciato a Patrizia un film imperdibile.

La serata è iniziata con un concerto di giovani artisti. Purtroppo, l’acustica non era delle migliori e una decina di bambini scorrazzava rumorosamente davanti ai nostri occhi, rendendo difficile apprezzare appieno la musica. Ma una volta trovato un posto più tranquillo, proprio sotto lo schermo, e iniziato il film, ci siamo lasciate catturare dalla magia della pellicola scelta per la serata: Divertimento (2022), diretto da Marie-Castille Mention-Schaar. Il film è ispirato alla storia vera di Zahia Ziouani, una ragazza di origine algerina cresciuta nella periferia parigina degli anni ’90. Fin da giovanissima, Zahia coltiva un sogno considerato da molti impossibile: salire sul podio, impugnare la bacchetta e dirigere un’orchestra sinfonica. Accanto a lei, la sorella gemella Fettouma, violoncellista, condivide la stessa passione per la musica classica.

Ma il talento, in un contesto segnato da disuguaglianze sociali, culturali e di genere, non è sufficiente. Zahia si scontra con i pregiudizi, con la mancanza di opportunità e con l’idea, ancora diffusa, che una giovane donna di periferia non possa ambire a ruoli di leadership nel mondo musicale. Invece di arrendersi, Zahia reagisce: fonda la sua orchestra, chiamata proprio Divertimento, con l’obiettivo di rendere la musica accessibile a tutti, indipendentemente dall’origine o dal genere.

La musica classica è spesso definita un linguaggio universale, capace di emozionare, unire e superare i confini. Ma dietro le quinte di questo mondo apparentemente inclusivo, esistono barriere profonde. Ancora oggi, le donne sono pochissime nei ruoli di direzione d’orchestra: leggendo i titoli di coda abbiamo appreso che in Francia solo il 4% dei direttori siano donne e in tutto il mondo poco più del 6%.

Zahia è una delle poche cheffe d’orchestre, e la sua storia dimostra concretamente come talento e determinazione possano abbattere muri sociali, culturali e di genere. Mostra anche come la musica classica non debba essere un ambito elitario, ma possa diventare uno strumento di inclusione, educazione e apertura culturale. È un modello ispiratore, soprattutto per le nuove generazioni: ragazze, giovani delle periferie, figli di immigrati, che spesso non si sentono rappresentati in questo mondo.

Tornata a casa, con le musiche del film ancora in testa, mi è venuto spontaneo fare un parallelismo con un film visto da bambina: Les Demoiselles de Rochefort, un film musicale francese del 1967,  con Catherine Deneuve e Francoise Dorleac ( sorelle reali nella vita),  scritto e diretto da Jacques Demy, in una commedia musicale composta da Michel Legrand, dove la musica e la danza diventano linguaggio espressivo e stilizzazione della vita.

Anche lì, le protagoniste, Delphine e Solange, sognano una carriera artistica e l’amore, e vedono nella musica una via di fuga dalla quotidianità. In entrambi i film, la musica è liberatoria: consente alle protagoniste di proiettarsi oltre i limiti della realtà in cui vivono, che sia la banlieue parigina o una piccola cittadina di provincia.

In Divertimento Zahia combatte i pregiudizi di genere e sociali in un ambiente elitario come quello della musica classica. Vuole dirigere un’orchestra, un ruolo storicamente riservato agli uomini.

In Les Demoiselles de Rochefort le sorelle sognano una vita più grande: Delphine vuole danzare a Parigi, Solange desidera comporre. Vivono in un mondo fiabesco, fatto di colori pastello, coreografie e romanticismo.

In entrambi i casi, le protagoniste sono giovani donne ambiziose e talentuose, desiderose di creare arte e sfuggire alla mediocrità.

Divertimento è realistico e sociale, affronta temi come il razzismo, la discriminazione e la difficoltà di accesso alle istituzioni artistiche per chi proviene dalla periferia. Les Demoiselles de Rochefort è una favola musicale, stilizzata e utopica, anche se velata da una certa malinconia. Uno racconta il reale, l’altro l’ideale. Ma entrambi utilizzano l’arte come strumento di elevazione. In Divertimento, la trasformazione avviene attraverso l’impegno, la lotta personale, l’educazione. Zahia sfida il sistema per realizzare il suo sogno. In Les Demoiselles de Rochefort, la trasformazione è fiabesca: il sogno d’amore si avvera grazie a una coincidenza, a un incontro. Entrambe le storie, però, parlano di sogni che si realizzano.

Care donne con lo zaino, musiciste, cantanti, ballerine…
non smettete mai di sognare.
Sognate in grande, sempre!

Armés de tapis et de couvertures, notre petit groupe composé de moi-même, Patrizia, Guillaume et Bouthaina s’est donné rendez-vous au parc Anfa, à Casablanca, pour une soirée sous les étoiles. L’Institut français de Casablanca avait organisé une série de projections en plein air : le « Cinéma sous les Étoiles » et Maria Soumet avait annoncé à Patrizia un film à ne pas manquer.
La soirée a commencé par un concert de jeunes artistes. Malheureusement, nous n?étions pas bien placés et une dizaine d’enfants couraient bruyamment devant nos yeux, ce qui rendait difficile d’apprécier pleinement la musique. Mais une fois que nous avons trouvé un endroit plus calme, juste sous l’écran, et que le film a commencé, nous nous sommes laissées captiver par la magie du film choisi pour la soirée : Divertimento (2022), réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar. Le film s’inspire de l’histoire vraie de Zahia Ziouani, une jeune fille d’origine algérienne qui a grandi dans la banlieue parisienne des années 90. Dès son plus jeune âge, Zahia cultive un rêve que beaucoup considèrent comme impossible : monter sur le podium, brandir la baguette et diriger un orchestre symphonique. À ses côtés, sa sœur jumelle Fettouma, violoncelliste, partage la même passion pour la musique classique. Mais le talent, dans un contexte marqué par les inégalités sociales, culturelles et de genre, ne suffit pas. Zahia se heurte aux préjugés, au manque d’opportunités et à l’idée, encore répandue, qu’une jeune femme de banlieue ne peut aspirer à des postes de direction dans le monde musicale. Au lieu de baisser les bras, Zahia réagit : elle fonde son propre orchestre, baptisé Divertimento, dans le but de rendre la musique accessible à tous, indépendamment de l’origine ou du genre.
La musique classique est souvent définie comme un langage universel, capable d’émouvoir, d’unir et de dépasser les frontières. Mais dans les coulisses de ce monde apparemment inclusif, il existe des barrières profondes. Aujourd’hui encore, les femmes sont très peu nombreuses à occuper des postes de direction d’orchestre : en lisant le générique, nous avons appris qu’en France, seuls 4 % des chefs d’orchestre sont des femmes et 6% dans le monde entier.
Zahia est l’une des rares chefs d’orchestre femme, et son histoire montre concrètement comment le talent et la détermination peuvent faire tomber les barrières sociales, culturelles et de genre. Elle montre également que la musique classique ne doit pas être un domaine élitiste, mais peut devenir un outil d’inclusion, d’éducation et d’ouverture culturelle. C’est un modèle inspirant, en particulier pour les nouvelles générations : les filles, les jeunes des banlieues, les enfants d’immigrés, qui souvent ne se sentent pas représentés dans ce monde.
De retour chez moi, avec la musique du film encore en tête, j’ai spontanément fait un parallèle avec un film que j’avais vu quand j’étais enfant : Les Demoiselles de Rochefort, un film musical français de 1967, avec Catherine Deneuve et Françoise Dorléac (sœurs dans la vie réelle), écrit et réalisé par Jacques Demy, dans une comédie musicale composée par Michel Legrand, où la musique et la danse deviennent un langage expressif et stylisé. Là aussi, les protagonistes, Delphine et Solange, rêvent d’une carrière artistique et d’amour, et voient dans la musique un moyen d’échapper au quotidien. Dans les deux films, la musique est libératrice : elle permet aux protagonistes de se projeter au-delà des limites de la réalité dans laquelle elles vivent, que ce soit la banlieue parisienne ou une petite ville de province.
Dans Divertimento, Zahia lutte contre les préjugés sexistes et sociaux dans un milieu élitiste comme celui de la musique classique. Elle veut diriger un orchestre, un rôle historiquement réservé aux hommes.
Dans Les Demoiselles de Rochefort, les sœurs rêvent d’une vie plus grande : Delphine veut danser à Paris, Solange souhaite composer. Elles vivent dans un monde féérique, fait de couleurs pastel, de chorégraphies et de romantisme.
Dans les deux cas, les protagonistes sont des jeunes femmes ambitieuses et talentueuses, désireuses de créer de l’art et d’échapper à la médiocrité.
Divertimento est réaliste et social, abordant des thèmes tels que le racisme, la discrimination et la difficulté d’accès aux institutions artistiques pour ceux qui viennent de la banlieue. Les Demoiselles de Rochefort est un conte musical, stylisé et utopique, même s’il est voilé d’une certaine mélancolie. L’un raconte le réel, l’autre l’idéal. Mais tous deux utilisent l’art comme un moyen d’élévation. Dans Divertimento, la transformation passe par l’engagement, la lutte personnelle, l’éducation. Zahia défie le système pour réaliser son rêve. Dans Les Demoiselles de Rochefort, la transformation est féérique : l’amour se réalise grâce à un hasard, à une rencontre. Mais les deux histoires parlent de rêves qui se réalisent.
Chères ‘donne con lo zaino’, musiciennes, chanteuses, danseuses…ne cessez jamais de rêver.
Rêvez grand, toujours !

 

 

Raffaella Gambardella

Raffaella, appassionata narratrice, è una blogger che ha saputo rasformare le sue più grandi passioni – il cinema, i viaggi e la lettura – in una piattaforma vibrante e ispiratrice. Sin da piccola, è stata affascinata dalle storie: quelle raccontate sul grande schermo, lette nelle pagine di un libro o incontrate lungo il cammino nei suoi viaggi. Continua a intrecciare parole di donne in un cammino che non smette mai di arricchirla.

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